Sélectionner une page

Immédiatement séduit par la géographie du lieu, plateau isolé au panorama incroyable, j’ai décidé de me lancer dans l’aménagement de cette terre, avec un profond sentiment d’humilité et d’humanité.

Face à moi, des agriculteurs luttant pour leur subsistance, et dotés de savoir-faire quasiment disparus dans notre société occidentale.                                     

Citons un de ces savoir-faire ancestraux : les agriculteurs de Madagascar savent détourner une partie d’un ruisseau pour le rediriger vers un canal creusé à la main, sur des coteaux aux pentes pouvant atteindre 50° ; ces méthodes sont conduites sans aucun appareil de mesure sur des distances de plusieurs kilomètres.                                                                          Pour des individus conscients de la nécessité de changer rapidement les modes de production et de consommation, il ne peut être envisageable de ne pas agir de manière solidaire pour porter un projet novateur dont le seul but serait de transmettre les bons gestes et d’ instruire les populations pour éviter qu’elles ne tombent dans les travers occidentaux.

Dans un monde globalisé où la concurrence fait rage et dont les pratiques se révèlent peu éthiques, les pays en voie de développement, laissés en marge de ces échanges commerciaux et des accumulations de richesses, cherchent à se hisser au niveau de vie des États les plus riches de la planète quitte à adopter des modes de production sauvages.

C’est dans ce contexte particulièrement alarmant qu’apparaissent, de façon dramatique, des produits agrochimiques de toutes sortes mêlés à la faune et la flore encore vierge de Madagascar.

Si les quantités demeurent encore anecdotiques, l’absence de normes environnementales et de contrôle sur l’impact écologique et sanitaire pourrait rapidement aggraver le phénomène.

Mon projet est un appel à la conscience individuelle –et possiblement collective– pour toute personne désireuse de s’inscrire dans un projet durable, au-delà des petits gestes écologiques pratiqués dans la vie quotidienne.          

Le Domaine de la Parfumerie KASTEL se fixe comme objectif de devenir une vitrine et un laboratoire à ciel ouvert.          

Ce projet global mêlant éco-tourisme, agriculture équitable, écologie, développement durable,  santé publique et droit des femmes où seront mises en application et dispensées les méthodes les plus raisonnées et adaptées à un nouveau mode de vie basé sur le modèle de l’économie symbiotique.

En démontrant les avantages de parcelles en polycultures, la préservation d’îlots vierges préservant la faune et la flore endémique de la forêt primaire Malgache qui ne peut se développer sans un couvert végétal.

Nous espérons rallier à notre cause les populations locales, afin de les aider à s’extraire de l’engrenage qui consiste à détruire la forêt endémique par le feu pour y cultiver du khat,

La mise en place d’un tel projet est ambitieuse, ne serait-ce que par son inscription dans le temps long : son succès se mesurera au rythme lent imposé par le règne végétal.                                                                                               L’enjeu le plus important et le plus ambitieux consiste à obtenir l’adhésion des populations locales, en effet la perspective de pratiques différentes, respectant néanmoins leurs savoir-faire ancestraux, devra susciter l’intérêt des planteurs.

Certaines familles, non propriétaires de la terre, la cultivent pourtant à des fins de subsistance L’enjeu est de les laisser occuper le terrain tout en passant un contrat moral avec eux : ils s’engageront à agir de concert avec le Domaine de la Parfumerie Kastel tout en respectant la charte écologique.

J’ai bien conscience de m’adresser à des individus pour qui travailler la terre est un moyen de se nourrir et non de s’enrichir,et pour qui les préoccupations écologiques, environnementales et responsables ne sont pas une priorité.

Tous les enjeux sont là : inclure un échantillon de la population présent sur place à un projet biologique, écologique, équitable, éco-durable, de santé publique et responsable, ayant un impact environnemental très faible et des émissions de carbone proche de zéro, leur permettant d’avoir en complément des activités génératrices de revenus.

Inculquer dans le même temps une notion d’entreprise, de rendement, de renouvellement, afin de leur permettre d’envisager un avenir et des projets sur le long terme.

L’un des souhaits de Monsieur Kastel aura été de confier la gérance de son domaine à des femmes Malgaches et ainsi utiliser l’écho  du projet pour promouvoir  le droit des Femmes.

D’un point de vue physique le projet peut être l’œuvre de quelques personnes mais toutes les aides sont évidement les bien venues aussi bien morales, physiques que financières.

 Khat, Katy, Qat arbuste originaire d’Éthiopie, substance psychotrope contenue dans les feuilles, classification « drogue » par l’ OMS

Pour accéder au site cliquez en haut de page sur le logo: